Le Logis de La Régénération : Jeûnes  "jus de légumes" dans le Finistère
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ALIMENTATION ET CONSCIENCE

OMRAAM MIKHAEL AIVANHOV

"L’attitude vis-à-vis de la nourriture n’est encore qu’un instinct que les humains ont en commun avec les animaux ; ils n’ont pas encore compris l’importance spirituelle de l’acte de manger, ils ne savent pas manger. Observez-les pendant un repas : ils absorbent la nourriture de façon mécanique, inconsciente, ils avalent sans mastiquer, ils agitent dans leur tête et dans leur cœur des pensées et des sentiments chaotiques, et souvent même ils se disputent en mangeant. C’est ainsi qu’ils perturbent le fonctionnement de leur organisme : aucun processus ne se déroule plus correctement, ni la digestion, ni les sécrétions, ni l’élimination des toxines.
Des milliers de gens se rendent malades sans savoir que leurs maux proviennent de leur façon de se nourrir. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les familles : avant le repas, personne n’a rien à se dire, chacun est occupé dans son coin à lire, à écouter la radio ou à bricoler… Mais dès qu’il s’agit de se mettre à table, tous ont des histoires à se raconter ou même des comptes à régler, et ils parlent, ils discutent, ils se chamaillent. Après un pareil repas il faut aller se reposer ou même dormir, car on se sent somnolent, alourdi, et ceux qui doivent travailler le font sans goût ni enthousiasme. Tandis que celui qui a su manger correctement est lucide et bien disposé."

 

Collection Izvor n° 204 – chap. I

COMMUNIER AVEC LA NATURE

"Déjà, lorsque vous préparez votre repas, pensez à toucher les aliments en les imprégnant de votre amour. Parlez-leur, dites : « Vous qui portez la vie de Dieu, je vous aime, je vous apprécie, je sais la richesse que vous possédez. J’ai toute une famille à nourrir, mes cellules, des milliards d’habitants en moi ; alors, soyez gentils, donnez-leur cette vie. » Si vous vous habituez à parler ainsi à la nourriture, elle se transformera en vous non seulement en énergies physiques, mais aussi en énergies psychiques, spirituelles, car vous aurez su communier avec la nature elle-même qui est l’œuvre de Dieu. Lorsque vous êtes conscient que Dieu a mis sa vie dans la nourriture, au moment où vous allez manger, vous êtes comme le prêtre qui bénit le pain et le vin, et chaque jour, à chaque repas, vous recevez la vie divine."

 Collection Synopsis n°2 VI – 2 – III


"Une répartition fraternelle de la nourriture dans le monde Les humains n’étudient pas la leçon d’entraide et de fraternité que leur donne leur organisme si sagement conçu par l’Intelligence cosmique. C’est pourquoi la société est un organisme malade, et doublement malade, car pendant que les uns accumulent jusqu’à saturation, les autres sont de plus en plus démunis ; exactement à l’image de ce qui se passe dans le domaine de l’alimentation où, pendant que les uns se gavent de nourriture, les autres meurent de faim.
C’est pourquoi une réflexion sur la répartition des richesses doit commencer par une réflexion sur la répartition de la nourriture. En accumulant plus qu’il n’est nécessaire, on prend ce qui était destiné aux autres, et si beaucoup en font autant, certains ayant trop et d’autres pas assez, il s’ensuit un déséquilibre dans le monde. La plupart des conflits ont pour origine la convoitise, l’avidité, le manque de mesure de ceux qui accumulent des richesses : nourriture, mais aussi terrains, objets dont les autres sont privés. Il est temps que la conscience collective s’éveille pour comprendre et prévoir les conséquences éloignées, les perturbations que ces tendances peuvent provoquer."

 Collection Synopsis n°2 VI – IV-5


"Nutrition et civilisation Et je vous dirai même une chose qui vous étonnera : tant que l’homme n’est pas capable de donner à l’acte de se nourrir une dimension plus vaste, plus profonde, il n’a pas le droit de se prétendre cultivé, civilisé. C’est pour moi un test. Quand les humains apprendront à manger avec une conscience éclairée, en pensant avec reconnaissance que tout l’univers a travaillé pour produire ces fruits, ces légumes, ces céréales grâce auxquels ils reçoivent la vie, à ce moment-là, oui, on pourra parler de culture et de civilisation."

 Collection Synopsis n°1 VI – 5